Tous les pays du monde ont décidé de stopper leur économie afin de pouvoir s’organiser et stopper la propagation du virus. Il s’agit d’une situation totalement inédite. Il est donc très difficile de mesurer l’impact de cette future crise économique. La priorité est alors d’essayer de sauver au mieux nos entreprises. 

Nombreux sont ceux qui comparent la crise actuelle à celle de 2009, de 1929 ou à la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, la crise du coronavirus est inédite et unique en son genre. Jamais auparavant l’économie du monde entier n’avait été stoppée simultanément dans le but de ralentir la propagation d’un virus mortel. En 1929 comme durant la Seconde Guerre mondiale, l’économie n’était pas la même qu’aujourd’hui, elle était davantage rurale et bien moins mondialisée. Cette crise sanitaire est historique et va engendrer des conséquences économiques et financières mondiales de très grande ampleur. Il s’agit de la plus grande crise sanitaire jamais connue. Lors des deux précédentes, la peste noire (1347-1352) et la grippe espagnole (1918) le système financier et économique n’était pas mondialisé comme il l’est aujourd’hui.

Nous sommes alors bel et bien dans une situation inédite. Cette nouvelle crise sanitaire va engendrer un déséquilibre économique et financier mondial. L’économie va se retrouver impactée directement par l’effondrement des bourses mondiales. Mais aussi indirectement, par la mise à l’arrêt d’un grand nombre d’activités pour des mesures sanitaires de confinement des populations. 

 

Une crise financière et économique mondiale

Conséquences financières de l’épidémie du virus dans le monde

Depuis le mois de mars, les bourses mondiales se sont effondrées, le prix du baril de pétrole est tombé dans le négatif et le chômage grimpe en flèche un peu partout dans le monde. On commence déjà à ressentir l’impact de la crise sanitaire sur notre économie. Le premier pays ayant effectué une énorme chute fut la Chine, qui commence aujourd’hui à se relever petit à petit. Par la suite, le jeudi 12 mars dernier, Paris, Madrid et Milan ont fait leur pire plongeon de leur histoire en bourse. Londres et Francfort ont eux effectués leur pire plongeon depuis 30 ans. New York avec Wall Street connaît sa pire période depuis le krach boursier de 1987. Tous ces krachs boursiers vont impacter notre économie. Les entreprises cotées en bourse se retrouvent obligées de geler leurs investissements afin de ne pas continuer à perdre de l’argent. Cela entraîne des conséquences sur le niveau des salaires, sur l’emploi… 

Concernant les banques, elles sont tour à tour en manque d’argent et se tournent vers les banques centrales. En effet, elles doivent faire face à un “bank run” puisque depuis l’arrivée de cette crise sanitaire, de nombreux clients affluent pour récupérer leurs économies (surtout les entreprises n’ayant plus de liquidités).

 

Conséquences économiques du virus dans le monde

Pour ce qui est des conséquences économiques de la crise du coronavirus, les instituts de conjoncture économique ont anticipé une augmentation de 25 % des faillites d’entreprises dans les prochains mois, à l’échelle mondiale. Il s’agit d’une situation totalement inédite puisque récemment ce taux n’augmentait que de 2 % chaque année.

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour espérer mesurer avec précision les conséquences négatives du virus sur l’économie mondiale. On ne sait pas combien de temps et avec quelle amplitude exactement la pandémie va continuer. Même si les mesures sanitaires misent en place semblent commencer à ralentir la propagation du virus, beaucoup de choses restent incertaines. Le Fonds Monétaire International ou FMI, a estimé que seul la Chine et l’Inde réussiraient à effectuer une croissance de leur économie nationale, les autres pays n’échapperont pas à la récession. Selon le FMI, le PIB mondial (Produit intérieur brut) devrait connaître une contraction de 3 % ce qui est un repli bien plus important que lors de la crise financière de 2008/2009. Puis, un rebond de 5,8 % en 2021, à condition que la pandémie se soit atténuée au cours du deuxième semestre de 2020.

 

Conséquences économiques du virus en France

Concernant la France, une projection de la Coface a fait état de plus de 15 % de faillites. Cela représente 58 000 entreprises françaises. Ce mercredi 6 mai 2020, la Commission européenne a dévoilé ses premières estimations prévoyant un profond ralentissement de l’activité économique de la France, suivi d’une hausse massive du déficit public.  L’Europe anticipe donc une baisse du PIB français de 8,2 % en 2020.

Note : Il reste néanmoins difficile de quantifier cette crise par rapport aux autres. C’est pour cela que les instituts de conjoncture et les économistes essaient de coller à des modèles mathématiques s’inspirant des crises passées. 

 

L’économie mondiale à l’arrêt 

Actuellement, une grande partie de l’économie mondiale est à l’arrêt. De nombreux secteurs sont à l’arrêt et vont devoir patienter. Par exemple, le sport avec l’euro 2020 qui a été repoussé, les J.O… Mais aussi le monde du spectacle avec des festivals et concerts annulés ou reportés. Ou encore le tourisme avec les frontières fermées et les vols annulés. Et bien sûr, l’ensemble des commerces fermés partout dans le monde. 

Les productions sont également en pause, ce qui veut dire que la nourriture peut être amenée à manquer dans certains des pays les plus pauvres. C’est plus de 265 millions de personnes qui pourraient être menacées de famine, soit presque deux fois plus qu’avant le début de cette crise sanitaire. David Beasley, le directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondiale, branche de l’ONU, a déclaré que les envois de fonds à l’étranger vont diminuer et nuire à plusieurs pays (Haïti, Népal, Somalie…).

 

Malgré les progrès de la médecine et de la technologie qui ont été réalisé ces dernières années, notre société n’était pas préparée à une telle situation. Il s’agit d’un contexte inédit, c’est en effet la première fois qu’une maladie entraîne de telles conséquences économiques avec de tels risques de récessions…
Les répercussions de cette crise sanitaire nécessiteront une reconstruction économique qui se compte en années. Il y aura bel et bien un avant et un après Covid-19. 

Cette crise du coronavirus nous a conduit à adopter un nouveau mode de vie avec notamment le chômage partiel, le télétravail, l’école à distance … Petit à petit nous organisons tous notre vie à la maison. Mais, nombreux sont ceux qui se demande si le chômage partiel aura des conséquences sur nos retraites ?  Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous référer à notre article Coronavirus : quelles seront les conséquences du chômage partiel pour votre retraite ?

 

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